Harmony & Mobility Consulting

Liste des documents

Le management de transition

Le management de transition

Afin d’analyser et de comprendre les phénomènes de mobilité professionnelle et les changements qui s’opèrent dans les comportements, l’entretien avec Frédéric Ripart*, associé du cabinet Valtus, m’a permis de valider à quel point la mobilité s’ancre dans les mentalités et quelle place le management de transition occupe aujourd’hui dans ces changements.

FC: Comment définissez-vous le management de transition ?

FR: C’est le fait de mettre à disposition des entreprises, très rapidement et pour un temps déterminé, des cadres dirigeants seniors et experts sur une fonction opérationnelle, dans le cadre d’un projet à fort enjeu pour elles.

FC: Quel est le positionnement de Valtus ?

FR: Valtus est clairement positionné Premium. Nous n’intervenons que sur des missions de C-Level.

FC: Comment les entreprises arrivent-elles à intégrer efficacement ces managers ?

FR: La réponse est dans les qualités requises du manager. Evidemment adaptable, il doit être également un très bon communicant, être capable de travailler avec le plus grand nombre et savoir analyser rapidement les situations. Le manager doit aussi avoir des qualités d’empathie, d’écoute et d’humilité. Les profils délibérément choisis « surdimensionnés » sont rapidement à l’aise sur les postes. Le succès passe également par le fait que la personne, de par son profil, son expérience, son charisme est immédiatement crédible, arrive pour rendre service, apporte un regard neuf et ne prend la place de personne puisqu’elle n’est là que pour un temps limité. Elle est intrinsèquement étrangère aux baronnies, aux silos, aux problèmes de politique interne, ce qui la rend d’autant plus efficace.

FC: Qu’en est-il du management de transition dans les autres pays ?

Les différences entre les pays sont importantes. En Corée, le management de transition est quasiment inexistant alors qu’en Angleterre, il caracole en tête avec un marché de 3 milliards d’euros. C’est un marché mature où toutes les entreprises font appel à du management de transition. Aux États-Unis, le marché est émergent dans un environnement dans lequel les salariés sont habitués à rebondir par eux-mêmes. Cependant la croissance y est rapide. Pour revenir à la France, le marché n’a que 10 ans. Le marché est aujourd’hui estimé à 350 millions d’euros et croît d’environ 15% par an.

FC: Comment les managers de transition Valtus envisagent-ils leur gestion de carrière ?

FR: Les managers de transition Valtus peuvent être scindés en deux groupes :

La majorité de ces managers ont fait un choix de vie. Ce sont des personnes qui ont décidé de travailler en mode projet et de ne plus « intégrer » l’entreprise. Elles gèrent leur carrière avec une liberté qui a un prix – l’inter-mission peut être variable – mais qui est précieuse pour elles. Elles se situent dans la fourchette la plus âgée des managers (55-57 ans). Généralement leur carrière est derrière elles, leur égo est moindre, elles ont une volonté de travailler sur des projets intéressants tout en conservant leur liberté. Elles refusent la plupart du temps les postes proposés en fin de mission.

  • Le management de transition comme tremplin :

Ce sont les managers sortant d’une carrière classique, qui se retrouvent disponibles sur le marché de l’emploi et font face à l’idée communément répandue que leur carrière est finie. Ils sont dans une attitude de curiosité et d’opportunisme. Si l’embauche n’est pas proposée à la fin de la mission, ils auront validé une expérience de plus. Si elle est proposée, ils retrouvent la sécurité de l’emploi dont ils ont besoin.

FC: Observez-vous un changement de mentalité vis à vis de la mobilité ?

FR: Aujourd’hui, ce n’est plus un problème d’avoir un accident de parcours ou d’enchaîner plusieurs missions qui viennent enrichir votre CV, ce qui n’était pas le cas il y a 10 ans.

Valtus, par exemple, reçoit spontanément plus de 400 CV par mois, mais également des CV de managers qui quittent leur emploi et qui estiment que le management de transition pourra leur donner l’opportunité de réaliser des missions intéressantes, de très bon niveau, tout en complétant leur expérience.

Nous ne sommes plus dans un modèle conjoncturel, même si la crise a donné un petit coup de pouce, mais structurel. Le fait de rester toute sa vie dans une même entreprise est inimaginable aujourd’hui. Par ce que la richesse de l’expérience peut apporter, et du fait de l’accélération de la formation, les managers sont encouragés à se mettre à jour régulièrement, à renforcer leur expertise, à la diversifier.

Frédéric Ripart a travaillé 10 ans chez Michelin, puis 16 ans chez Sodexo en tant que DG et directeur de zones. Après une période de transition, il souhaite s’orienter vers un métier « humain », opérationnel, en équipe, dans un secteur en croissance. Il intègre Valtus qui répond à ses attentes en 2009.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la façon dont nous pouvons vous accompagner dans le gestion de votre carrière, n'hésitez pas à nous contacter ici ou à écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

F. Carbonnel

Le Management de transition / 1ère Partie  Le Management de transition / 2ème Partie 

 

CONJUGER HARMONIEUSEMENT VIE PROFESSIONNELLE ET VI...
LES CARRIERES INTERROMPUES PEUVENT-ELLES ETRE BENE...