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LES NOUVEAUX AVENTURIERS AU MAGHREB

LES NOUVEAUX AVENTURIERS AU MAGHREB

Depuis quelques années, le Maroc constate un flux permanent de français, non expatriés, qui viennent tenter leur chance dans le Royaume, pour échapper à une crise économique sans précédent.

Après les retraités qui quittent encore l’Hexagone à la recherche d’une terre d’accueil plus hospitalière tant sur le plan climatique que financier, ce sont aujourd’hui des entrepreneurs, des artisans, des cadres, des enseignants, des consultants, des architectes (…) qui quittent la France pour venir s’installer au Maroc.

D’après les chiffres donnés par le Consulat de France à Casablanca, il y aurait plus de 45 000 français établis au Maroc, dont la moitié serait en contrat local.

Ces immigrés d’un nouveau genre ne bénéficient pourtant guère d’avantages. Leurs contrats de travail, quand ils en ont, relèvent du droit local, leur rémunération (souvent revue à la baisse) se fait en dirhams non convertibles et donc non transférables en France et ils sont obligés de cotiser eux-mêmes de manière directe s’ils souhaitent garder une protection sociale voire une mutuelle française. De plus, les frais de scolarisation à l’école française sont très élevés, et les loyers sont semblables à ceux des grosses villes de province en France.

Alors pourquoi partir ? Eric : « J’ai du vendre mon entreprise familiale à Dijon, car je n’avais plus de commande depuis plus de 8 mois et j’ai du déposer le bilan, faute de pouvoir payer mes fournisseurs et mes salariés. Alors comme je travaillais avec le Maroc et que j’avais des contacts à Casablanca, j’ai décidé de vendre ma maison et de partir m’y installer ».

  •   Comment s’est passée cette période de transition professionnelle ?
  •   Eric : « Honnêtement, cela n’a pas été simple. Ma femme et moi, avons préparé notre départ pendant plus d’un an. Il a fallu que je fasse le « deuil » de mon entreprise en Bourgogne, puis je suis venu tous les deux mois à Casa pour rencontrer des entrepreneurs marocains et français, me créer un réseau et trouver un poste. J’ai eu beaucoup de contacts grâce à la Chambre de Commerce Française, qui m’a notamment aidé à créer une SARL. Je suis bien conscient que je prends un risque en traversant la Méditerranée, je ne suis pas expatrié, et donc je n’ai aucun package, aucun parachute. Mais, j’ai vraiment envie de changer de vie, j’ai 40 ans, et c’est le moment, inch’Allah ! ».
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  •   Actuellement, on est encore loin des flux migratoires qui vont du sud vers le nord mais cette évolution est intéressante à plus d’un titre. Elle montre que les pays du Maghreb pourraient à terme bénéficier d’un afflux inattendu de compétences et d’énergies créatrices, les marchés en Europe étant saturés.
  •   Le Maroc, un nouvel eldorado ? Pas tout de suite, il faudrait que ce pays modernise sa législation quant à l’accueil des étrangers et qu’il assouplisse les règles à l’obtention des permis de travail, qui sont toujours actuellement attribués avec parcimonie

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M.Rivière

 

 

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